après l'article sur le
jet ski, l'eau ,
pas l'eau du flot ,
l'eau
WINGLES ACTION DE JUILLET AOUT 2008 ( page 9)
Changeons nos habitudes
Le lundi 2 juin, la municipalité, le conseil Général du Pas De Calais, la communaupole et la DASS S’étaient donné rendez-vous à la base de loisirs Marcel Cabiddu afin de réfléchir sur
la préservation des captages
d’eau .
Wingles, cité lacustre s’est découvert un trésor, avec la présence sur son territoire d’une eau pure dans
son sous-sol et préservée jusqu’alors par une bactérie la protégeant de bon nombre d’agressions.
Il n’empêche que lors de cette réunion, il est apparu que la protection du précieux liquide, devait aussi passer par un changement de comportement et une vigilance accrue de la part des Winglois. Dans ce sens il a été préconisé que nous devions tous éviter, voire supprimer l’utilisation des produits phytosanitaires, ( pesticides, désherbants,
engrais chimiques )
1GRAMME peut rendre non potable 10 000 000 de litres ! tout le monde est concerné ! Riverains, agriculteurs,
entreprises, et les collectivités territoriales.
La ville de Wingles, sensible aux questions environnementales, montre l’exemple puisqu’elle a décidé de ne plus utiliser de produits phytosanitaires. Désormais, les services techniques utiliseront des techniques de désherbage thermique et à l’eau chaude. La ville, pour limiter ses consommations d’eau utilisera la technique de paillage pour ses massifs permettant une meilleure humidification de la terre, tout en étant un excellent anti- germinatif.
Wingles procédera également à la mise en place prochainement de nouvelles jardinières utilisant le principe de l’aéro culture, c’est à dire l’humidité présente dans l’air.
Tous les passionnés connaissent le site du Romeleare cette réserve naturelle nationale, terre d’accueil de nombreuses espèces, ce site aménagé depuis plus de 20 ans et récemment accessible aux personnes handicapées.
Valérie Létard et Nathalie Kosciusko-Morizet ont inauguré, hier après-midi, le Romelaëre sous son nouveau nom : réserve naturelle nationale. Une reconnaissance pour le site et ses fondateurs.
C'était une inauguration en grande pompe. Comme on en voit si peu dans l'Audomarois. Pensez ! Deux ministres, et derrière elles, un nuage d'élus locaux, de policiers et de journalistes. Comme nous l'écrivions dans nos colonnes hier, Valérie Létard, secrétaire d'État à la Solidarité, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, ont insisté sur le caractère « exemplaire » du site du Romelaëre. Si elles ont des fonctions différentes au sein du gouvernement elles se disent « solidaires sur la question de l'accessibilité pour tous ». La secrétaire d'État à l'Écologie a assuré qu'elle souhaitait « augmenter le mécénat environnemental ». À l'image de celui d'EDF qui a contribué financièrement, il y a presque dix ans, à la réalisation du site naturel du Romelaëre. Un lieu qui est devenu, hier, premier de la classe avec mention solidarité. Car c'est surtout son accessibilité aux personnes handicapées qui a été mise en valeur. Le long du parcours, les deux ministres, guidées par Luc Barbier, chargé de mission au parc et conservateur de la réserve, ont pu rencontrer Bertrand Vasseur et Élisabeth Houzeaux, membres du comité technique pour l'aménagement du site. Cette dernière, qui ne peut se déplacer qu'en fauteuil roulant, a expliqué le rôle qu'ont tenu les personnes handicapées dans le projet d'aménagement de la réserve. « J'ai demandé, par exemple, à ce que les pentes soient moins fortes. Ce qui est important pour ce site, c'est qu'on a fait appel à des personnes qui ont un handicap. C'est très rare », a-t-elle souligné.
Ainsi, rappelons-le, derrière son label « Tourisme et handicap », la réserve du Romelaëre est dotée d'aménagements pour faciliter la visite des personnes ayant des difficultés motrices mentales, visuelles et auditives. « Quand on s'occupe des plus faibles, on s'occupe de tous » précise Valérie Létard. En donnant l'occasion à tout le monde de profiter de la nature, Nathalie Kosciusko-Morizet est persuadée que « la nature est d'autant plus préservée qu'elle est connue. » Au coeur de cette foule, Luc Barbier, largement sollicité, a indiqué que la prochaine étape était l'obtention du label RAMSAR qui vise à protéger les zones humides. Et quant au sentiment que lui inspire cette soudaine agitation médiatique autour de « sa » réserve, âgée de presque 10 ans, il lâche : « Localement, les gens la voient comme un grand jardin public, alors qu'au niveau national, elle est très connue. » La visite des deux ministres aura au moins servi à cela : rappeler à tous que le Romelaëre est un joyau et qu'il mérite un regard, sinon de passionné, au moins de grand respect.
POLLUTION DE
L'EAU - ActuEnvironnement.com - 07/03/2008
L'association Robin des Bois a recensé au sein d'un
Atlas, 561 mini-marées noires liées à des fuites d'hydrocarbures dans les cours d'eaux en France entre 2004 et 2007. Panorama.
L'association écologiste Robin des Bois a publié le 4 mars un Atlas dans lequel elle a recensé 561 événements de pollutions provoquées par des
déversements d'hydrocarbures (produits neufs ou déchets comme des huiles de vidanges ou à usage industriel) dans les cours d'eaux en France entre 2004 et 2007. Le phénomène est important : ces
pollutions sont d'ailleurs qualifiées de mini-marées noires.
D'après Robin des Bois et le CEDRE (Centre de Documentation, de Recherches et d'Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux), ces déversements dans les sources, les ruisseaux, les
rivières, les fleuves, les plans d'eau et les canaux représentent environ 50% des pollutions aquatiques accidentelles.
L'autre moitié est due à des substances diverses provenant du secteur agricole (effluents d'élevage, résidus phytosanitaires et de traitement de récolte), des transports, de l'industrie ou du
dysfonctionnement des réseaux de collecte et d'assainissement des eaux pluviales et usées.
Selon l'association, ces mini-marées noires relèvent de la négligence : fuites de citernes vétustes ou abandonnées, de stations-service, de distributeurs de fuel mais aussi dégazages de
péniches et de bateaux de loisirs. Robin des Bois dénonce également des actes de malveillance, de vandalisme et des synergies de je-m'en-foutisme et d'ignorance, responsables de ces
pollutions.
Depuis 2004, un tiers de ces marées noires soit 188 - est déclaré d'origine inconnue, souligne-t-elle.
L'industrie est également responsable avec 72 cas recensés, devant le transport routier (58), les particuliers (55), la distribution et la livraison de produits polluants (44), les réseaux d'eaux
pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23), l'agriculture (17).
En termes de répartition géographique, Robin des Bois a recensé depuis 2004, 167 marées noires dans le Bassin Loire-Bretagne, 108 dans le Bassin Rhône-Méditerranée, 100 dans le Bassin
Seine-Normandie, 63 dans le Bassin Adour-Garonne et 44 dans le Bassin Artois-Picardie, 79 dans le Bassin Rhin-Meuse. Dans ce dernier par exemple, le cumul des déversements supérieurs à 100 litres
est estimé à 15 tonnes. Si toutes sortes de déchets atterrissent au fond des cours d'eau - comme les voitures hors d'usage - l'association identifie également diverses institutions.
Face au manque de centralisation et d'interprétation statistique des pollutions des eaux intérieures, l'association dénonce que les origines, les causes, les conséquences sanitaires et
environnementales des pollutions accidentelles des eaux intérieures sont mal identifiées, méconnues et sous-estimées et estime que les pollueurs situés en amont doivent être localisés,
responsabilisés et sollicités pour réduire ou réparer les dommages sanitaires et environnementaux infligés à l'aval.
Pour Robin des bois, cette ''absence'' de mémorisation des pollutions dispense les pouvoirs publics, les collectivités et les services de police et de gestion de l'eau d'entreprendre les
indispensables mesures de prévention, d'information, de pédagogie, d'investigation et si nécessaire de répression.
Bassin Artois-Picardie :
44 marées noires
Entre janvier 2004 et décembre 2007, Robin des Bois grâce à la compilation et à l’analyse de la presse
régionale a relevé 44 épandages d’hydrocarbures dans le bassin Artois-Picardie. Le nombre de marées
noires peut paraître faible en première analyse mais rapporté à l’exiguité du bassin Artois-Picardie il est
catastrophique. Le cumul des déversements annoncés comme supérieurs à 100 l est de 15 tonnes. Ce bassin est caractérisé par la densité de ses canaux déjà pénalisés par des activités industrielles historiques. La faible courantologie et le fractionnement par les écluses provoque la sédimentation rapide des polluants et la contamination de la flore et de la faune benthiques. Le trafic fluvial international génère de nombreux dégazages qui, à quantités égales, ne déclenchent pas encore les foudres systématiques de la police et de la justice à la différence des actions engagées par lespréfets maritimes de Brest et de Cherbourg. Enmars 2007, l’Atlantic Swan, un chimiquier danois,
a vu confirmé en appel sa condamnation à 200.000 € d’amende pour un dégazage au large de Dunkerque. Un dégazage de péniche second fond avec d’autres pollutions et sombre dans l’anonymat : « Il y a tellement de péniches sur le canal de Calais que le coupable n’a pas été
identifié ». Oui, mais il y en a quand même moins que de cargos dans le rail d’Ouessant et elles
sont plus faciles à attraper. Sur le canal d’Aire, un sillage d’hydrocarbures de 300 m avec des
irisations sur 5 km est assimilé à un dégazage de péniche « mais la pollution n’a aucune incidence
sur la faune et sur la flore ».
Les fleuves côtiers et principalement la Somme sont, comme on le sait, contaminés par les PCB.
Les rejets d’hydrocarbures contiennent aussi des composés cancérigènes, les Hydrocarbures
Aromatiques Polycycliques, et peuvent masquer dans les huiles de vidanges ou les fuites de fonds de bacs la présence de PCB. Les sédiments pollués sont remis en circulation par les curages et les inondations et en bout de cycle dégradent l’état sanitaire de la baie de Somme et son écosystème. En Picardie et dans le Nord-Pas de- Calais, comme sur l’ensemble du territoire,
beaucoup reste à faire dans le déploiement des moyens de prévention des marées noires en eaux intérieures : l’unité des risques technologiques est armée de bottes de pailles. Il reste aussi beaucoup
à faire pour convaincre la justice d’agir.
Le bilan écologique des cours d’eau ne s’améliore pas en France. Selon un rapport de l’Institut français de l’environnement paru aujourd’hui (Ifen), neuf rivières sur dix contrôlées présentent un ou plusieurs pesticides, ainsi que la moitié des eaux souterraines. L’Ifen dresse régulièrement depuis 1998 un état de la contamination des eaux par les pesticides.
819 points ont été contrôlés en 2005 sur les rivières. 91% d’entre elles présentaient au moins un pesticide, produits phytosanitaires utilisés pour la protection des végétaux, ou biocides pour la protection de biens d’équipements comme le bois de charpente. La France confirme au passage son rang de troisième utilisateur mondial de pesticides derrière les Etats-Unis et le Japon, et de premier en Europe.
Le bilan est lourd aussi pour les eaux souterraines. 55% des 1.213 points de contrôle révèlent une concentration de pesticides. L’étude de l’Iden souligne des niveaux de contamination significatifs: 36% des points de mesure en eaux de surface ont une qualité moyenne à mauvaise, et 25% des points en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise.
«On a vraiment un phénomène de dispersion générale des pesticides dans l’environnement puisqu’on en trouve à peu partout où on en cherche», explique Christian Feuillet, responsable de l’unité Etat des milieux à l’Ifen. «C’est évident pour les eaux superficielles puisqu’on en trouve dans neuf points de mesure sur dix, et c’est également significatif pour les eaux souterraines, même si le taux est plus faible parce qu’elles sont relativement protégées», ajoute-t-il. L’Ifen n’en tire cependant pas de conclusions concernant l’évolution de la qualité des eaux en France, soulignant que son dispositif d’observation a changé.
Ainsi entre 2004 et 2005, environ 200 points de contrôle ont été rajoutés. S’ils ne sont pas entièrement représentatifs, ces contrôles permettent de donner un aperçu de la contamination des eaux par les pesticides. Selon Christian Feuillet, «36% des mesures dans les cours d’eau montrent une qualité moyenne à mauvaise et un quart une qualité médiocre à mauvaise, donc on est quand même dans des situations où, sur un nombre significatif de points, l’eau n’est plus propre à un bon usage».
L'eutrophisation est une cause majeure de mauvaise qualité pour
un tiers des rivières françaises, les fleuves étant les plus touchés. Elle est modérée pour un autre tiers.
Comme le montre la carte de prévalence de l'eutrophisation en France, plus de 60% des ressources en eau dans les bassins du Nord et de l'Est sont touchés, plus de 45% dans le bassin de la Loire
et 30 à 45% dans les bassins de la Bretagne, du Rhône et du pourtour méditerranéen. Les cours d'eau les moins soumis aux pressions humaines, qui étaient déjà eutrophisés au début des années 1970
(date du commencement des mesures), s'améliorent significativement tandis que les fleuves et rivières les plus exposés aux pollutions urbaines présentent une eutrophisation croissante.
L'eutrophisation préoccupe les gestionnaires des milieux aquatiques car ses effets masquent les progrès dans l'épuration des eaux usées, et notamment la diminution de concentration de produits
toxiques (empêchant auparavant cette "pollution verte" de se développer). Elle peut être ainsi interprétée comme un signe de convalescence du milieu : dans le Nord et l'Est, l'eutrophisation a
succédé à la diminution des rejets industriels.
L'évaluation du degré d'eutrophisation des cours d'eau en Europe conduite par l'Agence européenne de l'environnement indique que deux tiers des stations de mesure sont atteintes à des degrés
divers. La France se situe donc dans la moyenne européenne vis-à-vis de ce phénomène qui n'épargne que les pays nordiques.
L'évolution constatée avec la diminution des teneurs en phosphore dans les eaux ne pourra se traduire par un retour à la normale que pour les milieux actuellement les plus sains et au prix d'une
poursuite des efforts de réduction des émissions : diminution des tripolyphosphates des lessives, accroissement du parc de stations d'épuration éphosphatant les effluents. Dans les milieux
actuellement soumis aux plus fortes pressions, étant donné le décalage temporel entre la diminution des émissions et l'élimination de l'eutrophisation, l'excès de phosphore est tel que seules les
teneurs maximales en chlorophylle diminueront.
Phénomène saisonnier lié à la durée de l'éclairement, l'eutrophisation (mesurée par la teneur en chlorophylle des eaux) est due à l'excès de nutriments dans les eaux, en premier lieu le phosphore, qui provient des rejets domestiques (personnes, détergents), de l'industrie et, dans une moindre mesure, de l'agriculture (engrais). Elle se manifeste par des eaux vertes ou brunes : une prolifération de matière végétale qui asphyxie le milieu en se décomposant.
La biodiversité des milieux aquatiques s'en trouve appauvrie, la baignade désagréable (irritation de la peau) ou impossible (turbidité) et le traitement des eaux de distribution difficile.
Les agences de l'eau ont évalué le coût du traitement du phosphore pour la production d'eau potable entre 1,5 et 2,3 milliards de francs par an.
A quand l’inauguration du flot !……………..
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